Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, sur les ruines encore fumantes de l’Europe
et de l’Asie, la tension monte soudainement entre les Etats-Unis et l’URSS. Le camp Allié, dont l’ennemi commun a littéralement été éradiqué, se disloque en l’espace de quelques mois.
Pendant quarante ans, la menace d’une Troisième Guerre mondiale planera sans jamais se concrétiser. C’est la Guerre froide : un conflit qui s’étend de 1946 à 1991. Celui-ci oppose
deux systèmes .
Wiston Churchill,
appelé familièrement Le «vieux lion» avait quitté le pouvoir quelques mois plus tôt, après la capitulation de l'Allemagne qu'il avait
rendue possible.
Avant
d'abandonner ses fonctions de Premier ministre, Winston Churchill avait pu mesurer la duplicité de Joseph Staline, le dictateur
de l'URSS, son allié dans la guerre contre Hitler.
Il
s'en était inquiété auprès du président américain Harry Truman mais le monde baignait encore dans l'allégresse de la victoire et nul n'était disposé à entendre des critiques sur l'allié de la
veille.
Très vite cependant, les dissensions entre Staline et ses anciens alliés éclatent au grand jour.
Harry Truman se remémore l'avertissement de Churchill. Désireux de réarmer les démocraties contre la nouvelle menace venue de l'Est, il invite l'ex-Premier ministre
britannique à prononcer un discours au collège de Westminster, à Fulton.
Dans son discours, le retraité de 72 ans retrouve sa verve d'orateur. Il s'exclame : «De Stettin sur la Baltique à Trieste sur l'Adriatique, un rideau de fer s'est
abattu sur le continent (...). Quelles que soient les conclusions que l'on tire de ces faits, ce n'est certainement pas là l'Europe libérée pour laquelle nous avons combattu ; et ce n'est pas non
plus celle qui porte en elle les ferments d'une paix durable».
Churchill invite «les peuples de langue anglaise à s'unir d'urgence pour ôter toute tentation à l'ambition ou à l'aventure».
Une
opinion publique sceptique
L'opinion publique, d'abord sceptique, finit par lui donner raison en 1948, lorsque les communistes tchécoslovaques s'emparent du pouvoir par le «coup de
Prague».
Les vœux de
Churchill sont comblés l'année suivante avec la création d'une alliance militaire occidentale : l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN). Staline
riposte en créant de son côté le Pacte de Varsovie.
L'équilibre de la
terreur écartera le risque de guerre nucléaire pendant 50 ans. Mais le monde tremblera pendant la guerre de Corée, la répression
de Budapest, le blocus de Berlin et
la crise des fusées.
Le
Pacte de Varsovie est aujourd'hui dissous et l'URSS a implosé en une quinzaine d'États démunis, dont la Russie. La guerre froide est finie.
Sce herodote
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